Notre histoire
Comment un couple d’étudiants, l’une en histoire de l’art, l’autre en droit de la propriété intellectuelle, a décidé de remettre la culture au cœur du débat public et économique.
Deux disciplines, un même angle mort
Tout est parti d’une conversation entre deux étudiants. Pauline se forme à l’École du Louvre, en histoire de l’art, et arpente les institutions culturelles comme médiatrice. Martin a étudié le droit à Paris Panthéon-Assas puis à Genève, et se spécialise aujourd’hui en propriété intellectuelle au CEIPI.
L’une regarde les œuvres et les patrimoines, l’autre les droits qui les protègent et les valeurs qu’ils créent. Ensemble, ils constatent que ces deux mondes, la création et l’économie, se parlent trop peu.

De la CNJE à Mecenia
Cinq étapes d’un parcours qui mêle culture, droit, entrepreneuriat étudiant et sens de l’intérêt général.
Un regard croisé sur le patrimoine et le droit
Pauline suit une licence d’histoire de l’art à l’École du Louvre, après une année à Aix-Marseille Université. Elle est médiatrice au Palais Galliera et participe, lors d’un stage à la Ville d’Aix-en-Provence, à la Biennale d’Aix. Martin conduit son cursus de droit à Paris Panthéon-Assas, complété à l’Université de Genève, avec un goût marqué pour le droit des sociétés, la fiscalité et le droit de la philanthropie, avant de rejoindre le CEIPI pour se spécialiser en propriété intellectuelle.
Les Junior-Entreprises, une école de terrain
Tous deux s’engagent dans le Mouvement des Junior-Entreprises : Pauline à École du Louvre Junior Conseil puis à Junior-Entreprises d’Île-de-France, où elle pilote les événements ; Martin à Assas Junior Conseil, où il progresse du pôle qualité jusqu’à la direction commerciale.
Au cœur de la Confédération Nationale des Junior-Entreprises
Martin rejoint la CNJE en 2025 au pôle Conseil (2025-2026), puis, comme Pauline, au pôle Développement pour l’exercice 2026-2027. Le réseau qu’ils côtoient rassemble plus de 200 Junior-Entreprises et 25 000 étudiants engagés, et a déjà collaboré avec 80 % du CAC 40.
Le même constat, rencontre après rencontre
À l’occasion d’événements, de tables rondes et d’échanges avec des dirigeants, des institutions et des associations, ils font le même constat : la culture n’occupe plus le centre de l’attention des pouvoirs publics ni des acteurs économiques. Quand elle apparaît dans un budget, c’est comme une dépense ; rarement comme un investissement.
Fonder Mecenia pour structurer le dialogue
Convaincus que le dialogue entre les mondes économique, culturel et institutionnel peut faire émerger une vision renouvelée de la culture comme richesse nationale, ils fondent Mecenia pour structurer ce dialogue dans la durée et en faire émerger des propositions concrètes.

Rien n’est acquis
Imaginée en 1796 par Hubert Robert, cette vue de la Grande Galerie du Louvre en ruines rappelle que le patrimoine ne se transmet que si une société décide de le financer, de le protéger et de le partager. C’est tout l’enjeu de Mecenia.
« La culture, c’est ce qui répond à l’homme quand il se demande ce qu’il fait sur la terre. »André Malraux, inauguration de la Maison de la culture d’Amiens, 19 mars 1966
Pour Malraux, la culture n’est pas un ornement : elle répond à la question la plus intime de l’homme. Nous en tirons une conviction simple : elle est aussi le ciment de la paix sociale et de l’unité d’un peuple. Une nation qui relègue sa culture au rang de charge budgétaire fragilise ce qui la tient ensemble.
Une richesse sous-estimée
Le poids économique direct de la culture, mesuré par la valeur ajoutée de l’ensemble des branches culturelles, s’établit à 54,1 milliards d’euros en 2024, soit 2,1 % de l’économie (DEPS, ministère de la Culture).
Cette mesure ne dit rien de ce que la culture apporte au rayonnement international, à l’attractivité des territoires ou à la cohésion sociale. Notre ambition : que la culture représente 5 % du PIB de la France d’ici 2040, perçue comme une opportunité et une richesse, non comme un poids.
Quatre convictions qui ont fondé Mecenia
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La culture n’est pas une charge, c’est un investissementUne richesse à valoriser, pas une dépense à contenir.
Elle crée de la valeur ajoutée, de l’emploi, du rayonnement et du lien social. La regarder uniquement sous l’angle de la dépense publique, c’est passer à côté de l’essentiel. Nous refusons le misérabilisme budgétaire sur la culture.
Le dialogue précède le plaidoyerSe rencontrer avant de proposer.
Avant de proposer, il faut se rencontrer. Mecenia organise la rencontre entre acteurs économiques (entreprises, organisations professionnelles, fondations, philanthropes) et acteurs de la culture (institutions, musées, société civile), sans confusion des rôles.
Les faits d’abordDes propositions fondées sur des données.
Nos propositions s’appuient sur des données officielles et scientifiques : statistiques du ministère de la Culture, enquêtes sur les pratiques culturelles, comptes nationaux. Un conseil scientifique accompagnera nos colloques et nos publications.
Le temps longUne trajectoire pensée pour durer.
Association aujourd’hui, entreprise de « back » demain pour les activités facturables (conseil, formation, prestations événementielles), fondation ensuite : la trajectoire est pensée dès l’origine pour durer, avec des fondateurs administrateurs de droit à titre viager pour protéger la vision.
Un nom qui évoque le mécénat sans s’y réduire
Nous avons voulu un nom distinctif, néologique, facile à protéger et à retenir. « Mecenia » rappelle la longue tradition du mécénat, ce geste qui unit la richesse et les arts, tout en désignant une association nouvelle, tournée vers le dialogue et les propositions concrètes.
Notre identité visuelle, classique et patrimoniale (palette beige, caramel et bronze, symbolisme de la colonne et de la croissance), assume cette filiation avec les grands cercles de mécénat historiques.
Écrire la suite avec nous
Mecenia se construit avec ses premiers membres et partenaires. Si notre histoire résonne avec la vôtre, rejoignez-nous.